| Arbitres
: FORGET, ROUECHE, GEOFFROY
MULHOUSE : 22 minutes
de pénalités. Buts :
16'56 MATHIEU (asst QUINTO, AUBRY), 38'38 CROTEAU (asst TUPY, RUOKAMO),
54'44 AUBRY (asst RUOKAMO, CROTEAU)
REIMS : 30 minutes
de pénalités. Buts :
13'33 J.SABATIER (asst ZAJICEK), 15'22 MARCHAND (asst COMBE, VESELY),
18'53 MARCHAND (asst JEANBOURQUIN, COMBE), 53'44 T.SAX
Trois jours après la claque reçue
à Courbevoie (8-3), les Phénix avaient, à l’occasion
du 2ème tour de coupe de France, une belle opportunité
de se relancer. L’adversaire du soir n’était
autre que les Scorpions de Mulhouse, pensionnaire de D2 et candidat
potentiel à la montée en D1. Les locaux avaient là
une occasion de se jauger et l’envie aussi de créer
l’exploit à domicile. A Reims, seul Carolet faisait
défaut, Marchand prenant sa place dans l’alignement
des Phénix.
Et d’entrée Mulhouse, porté par son public,
mettait de suite la pression dans le camp rémois et rapidement
obtenait un premier jeu de puissance. Neumann avait l’occasion
de se mettre en valeur sur des essais de Bringuet, Quinto ou encore
Eloranta. Le jeu allait très vite deux côtés
en ce début de match. Les rémois ne tardaient pas
à se créer des opportunités à leur tour,
notamment par T.Sax, mais il trouvait Martel en deux fois sur son
chemin. J.Sabatier se lançait à son tour dans un slalom,
mais sa tentative ne trouvait pas le cadre de Martel.
De leur coté, les Scorpions continuaient à mettre
de l’intensité dans leurs actions en zone rémoise,
obligeant les hôtes du soir à concéder des pénalités.
Neumann faisait toujours le boulot et Reims parvenait à se
sortir sans dommage de ces passages en infériorité.
A la 12ème Mulhouse avait une grosse opportunité en
bénéficiant d’une double supériorité.
Les Phénix bien organisés, concédaient que
peu de lancers sur cette situation. Et en pareil cas, quand on ratait
une opportunité en or, la sanction arrivait aussi sec derrière.
Sur une relance aussi précise qu’éclaire de
Zajicek, J.Sabatier se présentait seul devant Martel et le
déjouait superbement (0-1, 13’33). Galvanisés
par ce but, les Rémois continuaient de faire le siège
de la zone mulhousienne. Le trio Combe/Jeanbourquin/Marchand ne
restait pas en reste et donnait à son tour le tournis à
la défense adverse. Puis c’était Marchand à
la 16e qui se trouvait à la conclusion d’un beau mouvement
de ses deux compères (0-2, 15’22). Les locaux semblaient
sonnés par ces deux buts concédés quasiment
coup sur coup et il s’en fallait de peu pour que les Frères
Sax ou Vrielynck ne corsaient un peu plus l’addition. Mulhouse
s’accrochait et parvenait à régir en fin de
tiers, quand Quinto, profitant d’un rebond capricieux du palet,
s’échappait sur le côté et servait Mathieu
pour la réduction du score (1-2, 16’56). Les Scorpions
connaissaient dès lors un moment d’euphorie et Croteau
puis Quito avaient chacun leur tour le palet du 2-2, mais Neumann
disait non à chaque fois. Le match devenait fou en cette
fin de période et les rémois allaient donner la réplique
aux assauts mulhousiens. Profitant d’une hésitation
adverse en zone défensive, Marchand s’emparait du palet
et ajustait Martel à la plus grande joie du banc des Phénix
(1-3, 18’53). Croteau tentait bien une dernière percée,
mais se faisait stopper net par la défense adverse. S’en
suivait un début d’altercation à la sirène,
mais tout rentrait rapidement dans l’ordre.
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La partie reprenait au second tiers à 4-4, résultant
de la petite altercation en fin de premier tiers. Le jeu devenait
plus serré et il devenait moins facile de se créer
des occasions dans les deux camps. A la 28ème Reims bénéficiait
d’une supériorité, hélas rien ne changeait
au tableau d’affichage. Mulhouse répondait du tac
au tac par ses fers de lance, que sont Eloranta, Ruokamo ou Croteau,
mais Neumann annihilait leurs tentatives respectives comme à
la 36ème, où le cerbère slovaque faisait
étalage de son talent pour tenir le score en l’état.
En fin de tiers, les Phénix se retrouvaient à un
de moins et les Scorpions allaient mettre à profit cette
supériorité par l’inévitable Croteau
(2-3, 38’38). Le match se trouvait dès lors relancé.
Toute la patinoire rugissait et exhortait ses troupes pour égaliser.
Les Phénix tenaient bon face à la pression des locaux
et préservaient ce petit but d’avance à la
sirène.
Un tiers à jouer et rien n’était joué,
d’autant plus que les Scorpions ne lâcheraient pas
le morceau jusqu’à la fin du match. Et d’entrée,
Reims concédaient une pénalité sans conséquence
fâcheuse cette fois-ci. Le match regagnait en intensité
sur ce tiers et le palet naviguait sans cesse d’un coté
à l’autre de la patinoire, preuve d’un engament
total des deux équipes sur cette période. A mi-période,
le trio Combe/Jeanbourquin/Marchand faisait passer des sueurs
froides dans l’arrière garde local, Marchand manquait
de peu le triplé, tombant sur un Martel impeccable sur
le coup. Le chrono s’écoulait et cela faisait évidemment
le jeu des rémois. Et sur un contre rondement mené,
T.Sax redonnait deux unités d’avance aux Phénix
à la 54ème, après que Vrielynck et L.Sax
aient vu leur essais repoussés par Martel (2-4, 53’44).
On croyait les rémois avoir fait le plus dur, mais une
minute plus tard Aubry remettait un soupçon de suspens
au match (3-4, 54’44). Le public poussait son équipe
dans les derniers instants, les Phénix restaient solides
face à la pression exercée par les Scorpions. En
fin de rencontre le suspens était à son comble et
de chaque côté, chaque équipe essayait de
faire pencher la balance en sa faveur, mais ni Croteau ou Vrielynck
n’y parvenait. Mulhouse demandait un temps-mort à
une minute du terme, mais Reims résistait parfaitement
et manquait de peu un but dans la cage désertée
par Martel. Neumann sortait un dernier essai lointain de Croteau
et les Phénix pouvaient célébrer leur qualification
en 1/8ème de finale.
Les deux équipes auront livré un bon match à
l’assistance présente ce soir à la patinoire
de l’Illberg. Reims s’était montré plus
réaliste que son adversaire pour remporter la mise et,
pourquoi pas, s’offrir une affiche de luxe au prochain tour.
En attendant rendez vous samedi avec la réception du leader
Bordeaux, l’occasion, pour les Phénix d’un
autre gros match
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